Comment fonctionne PolitiCompass

PolitiCompass situe votre position politique sur deux axes indépendants plutôt que sur une seule ligne gauche-droite. La raison est simple : une échelle unidimensionnelle ne parvient pas à distinguer des régimes que ceux qui y ont vécu différenciaient immédiatement. Sur une seule ligne, une social-démocratie nordique et un État à parti unique apparaissent tous deux « à gauche », et un libéral classique favorable au libre marché et opposé à la censure d'État apparaît à la fois à droite et à gauche.

Le test comporte quinze affirmations. Pour chacune, vous indiquez votre degré d'accord ou de désaccord sur une échelle en cinq points. Il n'y a ni questions pièges ni bonnes réponses. Chaque affirmation a été retenue parce que les réponses qu'elle suscite distinguent des positions politiques identifiables, et non parce qu'elle est polémique.

L'axe horizontal mesure l'organisation économique. Les positions à gauche privilégient la fourniture collective, la redistribution et la propriété publique comme moyens d'équité et de protection sociale. Les positions à droite privilégient l'allocation par le marché, la propriété privée et l'initiative individuelle comme moteurs principaux de la prospérité. L'axe va de -10 à +10, où 0 représente une position réellement équilibrée entre les deux et non une simple indécision.

L'axe vertical mesure le rapport à l'autorité. Les positions vers le pôle autoritaire privilégient un pouvoir central fort pour maintenir l'ordre social, la cohésion nationale et des valeurs partagées, et acceptent pour cela davantage de contraintes sur les conduites individuelles. Les positions vers le pôle libertaire donnent la priorité à l'autonomie personnelle, à la liberté d'expression et d'association, et à des limites strictes sur ce que l'État peut imposer ou interdire.

La combinaison des deux produit quatre quadrants : gauche autoritaire, droite autoritaire, gauche libertaire et droite libertarienne. Votre résultat vous situe dans l'un d'eux, avec les idéologies dont les coordonnées approximatives sont les plus proches des vôtres. Ces idéologies voisines sont un point de départ de lecture, pas une étiquette : la proximité sur deux axes ne signifie pas que vous partagez le raisonnement d'une tradition ni que vous en approuvez l'histoire.

Deux limites méritent d'être dites clairement. D'abord, quinze questions vous situent dans un quadrant avec une confiance raisonnable mais ne permettent pas de trancher les nuances internes à ce quadrant : traitez vos coordonnées comme approximatives. Ensuite, le modèle mesure des positions et non le raisonnement qui les sous-tend, de sorte que deux personnes peuvent aboutir aux mêmes coordonnées à partir de prémisses incompatibles. Si votre résultat vous surprend, l'exercice utile consiste à repérer quelle réponse précise l'a produit.